Islande - Terre de contrastes Partie 2

05/08/2026

 les fjords de l'est

Jour 4 

Je quitte le cercle d'or pour me diriger vers la côte Est réputée pour ses fjords. Après avoir passé la ville de Höfn, je marque un arrêt pour photographier des nuages qui s'accrochent aux montagnes. Et un second, quelques kilomètres plus loin, pour immortaliser ces chevaux islandais en quasi liberté. 

Je me dirige vers mon premier spot de la matinée : Stokksnes, situé sur la côte Sud-Est de l'Islande, là où les montagnes Vestrahorn se jettent dans la mer. Une immense plage de sable volcanique noir, des dunes verdoyantes, des sommets imposants, un ciel changeant en permanence et une mer sombre... Ici pas de transats ! 

Je poursuis ma route en longeant la côte vers l'Est pour atteindre le site de Fauskasandur où se dresse un monolithe sur une plage de sable noir.

La route longe maintenant les grands fjords de l'Est et après environ 2 heures de route j'atteins le site de Nykurhylsfoss. Un vrai coup de coeur pour ce joyau préservé, bien loin des sites ultra touristiques ! Cette rivière sauvage, la Fossá, enchaine de nombreuses et majestueuses chutes d'eau. Ici la nature est reine et donne envie de se poser, de simplement écouter et regarder couler cette rivière. J'aurai passer la journée entière à remonter cette rivière si j'avais eu plus de temps !

Je reprend la route et en atteignant la rive opposée du fjord de Berufjörður j'aperçois un troupeau d'une quinzaine de rennes. Une rencontre rare !

La journée se termine sur cette belle rencontre après 300 km et 4h 30 de route.

Jour 5

Ce matin la route est longue et montagneuse pour atteindre Borgarfjörður Eystri, l'un des plus beaux fjörds d'Islande, et plus particulièrement la petite ville de Bakkafjörður qui comptait 93 habitants en 2009...

Difficile de rater la Lindarbakki, une maison qui semble tout droit sortie des contes nordiques. C'est un torfbær (littéralement, « maison de gazon ») une maison traditionnelle islandaise. Les torfbæir ont été développées par les premiers colons de l'île au ixe siècle et sont restées les maisons traditionnelles du pays jusqu'au xixe siècle. Leur nom provient du fait que le principal matériau est la terre couverte de gazon. Le toit est également en terre couvert de gazon. Les bases des murs peuvent être renforcés de pierres et la charpente en bois.

On peut également y voir une charmante petite église grise.

Mais les habitants qui attirent les curieux, dans ce village du bout du monde, sont les Macareux qui ont littéralement colonisés un rocher qui protège le port au bout de la route.

Le petit port de Bakkafjörður à un air de bout du monde face à l'océan atlantique Nord...

Dans cette partie Est de l'Islande les habitations se font rares dans ces paysages majestueux.

Je reprends la route en sens inverse pour me diriger vers la ville de Seyðisfjörður nichée au fond d'un autre fjord. Là encore, il faut emprunter une route de montagne et passer des sommets enneigés et des lac gelés.

La route en lacets qui descend ensuite vers la ville de Seyðisfjörður est bordée par la rivière Fjarðará. Cette rivière dévale les pentes dans une succession de chutes d'eau puissantes au débit impressionnant : Múlafoss, Gufufoss, Uðafoss ... L'écume qui se dégage de chaque cascade est visible jusqu'en bas de la vallée !

Ma dernière photo de la journée sera pour l'église de la ville de Seyðisfjörður au fond de cette valléeLa journée s'achève ainsi après 320 km et 4h 30 de route.

Jour 6

AUjourd'hui une longue journée m'attends. J'ai rendez-vous avec les plateaux volcaniques du Nord-Est de l'ile. Sur la route la chute d'eau de Rjukandafoss offre, avec ses multiples cascades cumulées, une chute majestueuse de 92 mètres de haut. On ne s'en lasse pas !

J'atteins les plateaux volcaniques du Nord-Est. Les paysages sont lunaires, désertiques : l'altitude et la nature basaltique des sols créent des étendues minérales quasi dépourvues de végétation et balayées par des vents violents. Le route semble interminable et déserte. 

Mon premier spot en ce milieu d'après-midi est le cratère Víti. C'est une formation géologique du système volcanique de Krafla. Son nom signifie « enfer » en islandais, . Il s'est formé en 1724 lors d'une explosion massive qui a marqué le début des « Feux de Mývatn », une période d'éruptions qui a duré cinq ans.

Aujourd'hui, le cratère abrite un lac de 300 mètres de diamètre aux eaux d'une couleur bleu-vert, dont la teinte est due aux minéraux issus de l'activité géothermique. Le contraste avec les champs de lave sombres qui l'entourent est de toute beauté. 

Non loin de là, le site géothermique de Hverir, très touristique..., est connu pour ses bassins de boue bouillonnants et ses fumerolles émettant du gaz sulfurique. L'odeur de souffre y est omniprésente.

La journée s'achève après 300 km et près de 4h 30 de route.